{"id":3830,"date":"2017-01-11T20:52:27","date_gmt":"2017-01-11T19:52:27","guid":{"rendered":"http:\/\/kukuk.com\/?post_type=project&#038;p=3830"},"modified":"2018-10-15T19:17:18","modified_gmt":"2018-10-15T17:17:18","slug":"volltrunkene-bleiben-auf-schaden-sitzen","status":"publish","type":"project","link":"https:\/\/kukuk.com\/fr\/project\/volltrunkene-bleiben-auf-schaden-sitzen\/","title":{"rendered":"Les personnes en \u00e9tat d'\u00e9bri\u00e9t\u00e9 restent sur le carreau"},"content":{"rendered":"<h2 align=\"center\">Les personnes en \u00e9tat d'\u00e9bri\u00e9t\u00e9 restent sur le carreau<\/h2>\n<p><strong>Kaiserslautern<\/strong>. Une conduite en \u00e9tat d'ivresse peut faire perdre \u00e0 un automobiliste la couverture de son assurance tous risques.<\/p>\n<p>C'est ce qu'a d\u00e9cid\u00e9 le tribunal de grande instance de Kaiserslautern (r\u00e9f. : 3 O 323\/13). Selon le tribunal, l'assurance<\/p>\n<p>Autoris\u00e9 \u00e0 refuser \u00e0 l'automobiliste le r\u00e8glement non pas partiel, mais total du sinistre, lorsque celui-ci<\/p>\n<p>\u00e9tait dans l'incapacit\u00e9 absolue de conduire. Par son jugement, le tribunal a rejet\u00e9 la plainte d'un automobiliste contre son assurance casco compl\u00e8te.<\/p>\n<p>Le plaignant a provoqu\u00e9 un accident de la circulation avec un taux d'alcool\u00e9mie de 1,27 pour mille. Son assurance casco compl\u00e8te l'a alors accus\u00e9 de n\u00e9gligence grave.<\/p>\n<p>comportement et a refus\u00e9 de r\u00e9gler le sinistre. C'est l\u00e9gal, selon le tribunal r\u00e9gional de Kaiserslautern. (dpa)<br \/>\n<strong>Faits :<\/strong><\/p>\n<p>Le demandeur r\u00e9clame \u00e0 la d\u00e9fenderesse des paiements au titre d'une assurance tous risques conclue avec celle-ci.<\/p>\n<p>Le requ\u00e9rant a \u00e9t\u00e9 victime d'un accident de la circulation le ... 2012 vers 5h20 au volant de sa voiture sur la route entre O... et S.... Celui-ci s'est produit de telle sorte que le requ\u00e9rant, alors que la route \u00e9tait droite, s'est retrouv\u00e9 dans la circulation en sens inverse, ind\u00e9pendamment d'une cause li\u00e9e au trafic, et qu'une collision frontale s'est produite avec le v\u00e9hicule du t\u00e9moin .... Le v\u00e9hicule du requ\u00e9rant a subi un dommage total. Les frais de remplacement s'\u00e9l\u00e8vent \u00e0 8.734,00 \u20ac.<\/p>\n<p>Une mesure du taux d'alcool\u00e9mie du plaignant \u00e0 8h45 a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 un taux de 0,76 pour mille. Auparavant, le plaignant avait d\u00e9j\u00e0 re\u00e7u des perfusions, tant dans l'ambulance qu'aux urgences. Une prise de sang ant\u00e9rieure n'a pas pu \u00eatre \u00e9valu\u00e9e, car la quantit\u00e9 de sang pr\u00e9lev\u00e9e n'\u00e9tait pas suffisante.<\/p>\n<p>Le requ\u00e9rant affirme qu'il s'est peut-\u00eatre endormi au volant avant l'accident. Auparavant, il se sentait pourtant repos\u00e9, car il dormait encore \u00e0 la f\u00eate \u00e0 laquelle il avait assist\u00e9. En outre, il a l'habitude de dormir \u00e0 des heures inhabituelles en raison de son travail en \u00e9quipe.<\/p>\n<p>En tout \u00e9tat de cause, l'accident n'est pas d\u00fb au fait qu'il ait bu de l'alcool auparavant. De toute fa\u00e7on, il n'aurait bu que deux ou trois bi\u00e8res de 0,3 l. Il n'y aurait donc pas eu d'accident.<\/p>\n<p>Le requ\u00e9rant conclut \u00e0 ce qu'il plaise au Tribunal<br \/>\ncondamner la d\u00e9fenderesse \u00e0 verser au requ\u00e9rant la somme de 8 734,00 \u20ac, major\u00e9e des int\u00e9r\u00eats sur cette somme \u00e0 hauteur de 5 points au-dessus du taux d'int\u00e9r\u00eat de base en vigueur depuis la litispendance,<\/p>\n<p>condamner les parties d\u00e9fenderesses \u00e0 verser au requ\u00e9rant la somme de 718,40 \u20ac, major\u00e9e des int\u00e9r\u00eats sur cette somme \u00e0 hauteur de 5 points au-dessus du taux de base en vigueur depuis la litispendance.<br \/>\nLa partie d\u00e9fenderesse conclut \u00e0 ce qu'il plaise au Tribunal<br \/>\nrejeter le recours.<br \/>\nLa d\u00e9fenderesse fait valoir que le requ\u00e9rant \u00e9tait absolument incapable de conduire en raison de l'alcool et de la fatigue. Au vu du taux d'alcool\u00e9mie mesur\u00e9 apr\u00e8s l'accident, le taux d'alcool\u00e9mie au moment de l'accident \u00e9tait de 1,1 pour mille ou en tout cas de 0,9 pour mille. Il existe donc un commencement de preuve qu'une erreur de conduite due \u00e0 l'alcool est \u00e0 l'origine de l'accident. Il a donc caus\u00e9 l'accident par n\u00e9gligence grave, ce qui explique l'exclusion des prestations.<\/p>\n<p>Le requ\u00e9rant a \u00e9t\u00e9 entendu personnellement. En outre, la chambre a recueilli des preuves en interrogeant le t\u00e9moin ... . Pour les d\u00e9tails de ses d\u00e9clarations, il est fait r\u00e9f\u00e9rence au proc\u00e8s-verbal de l'audience du 5.9.2013 (p. 51 et suivantes de l'A.). L'expert a ... rendu un rapport oral lors de l'audience du 10.12.2013 (cf. p. 72 et suiv. du dossier).<\/p>\n<p>Le dossier du parquet de Kaiserslautern ... a \u00e9t\u00e9 consult\u00e9.<\/p>\n<p>Le 10.12.2013, la chambre a d\u00e9cid\u00e9, \u00e0 la demande de la d\u00e9fenderesse, de statuer en fonction de l'\u00e9tat du dossier.<br \/>\n<strong>Motifs de la d\u00e9cision :<\/strong><\/p>\n<p>Le recours recevable est infond\u00e9. Le demandeur n'a pas le droit de r\u00e9clamer \u00e0 la d\u00e9fenderesse le paiement de 8.734,00 \u20ac au titre du contrat d'assurance tous risques conclu, point A.2.3 des CGA. Certes, il est incontestable que son v\u00e9hicule a \u00e9t\u00e9 endommag\u00e9 lors de l'accident de la circulation du 2 d\u00e9cembre 2012. Il s'agissait \u00e9galement d'un \u00e9v\u00e9nement soudain et direct agissant de l'ext\u00e9rieur sur le v\u00e9hicule, susceptible de d\u00e9clencher l'obligation de prestation de l'assureur (voir \u00e0 ce sujet : Feyock\/ Jacobsen\/ Lemor, Kraftfahrzeugversicherung, 3e \u00e9dition, partie A.2, point 79). Toutefois, la d\u00e9fenderesse est en droit de r\u00e9duire \u00e0 z\u00e9ro les prestations auxquelles le demandeur a droit au d\u00e9part, article 81, paragraphe 2, du VVG. En effet, l'accident de la circulation a \u00e9t\u00e9 provoqu\u00e9 par une n\u00e9gligence grave du demandeur, point A.2.16 des CGA.<\/p>\n<p>1. la n\u00e9gligence grave \u00e0 l'origine d'un accident de la circulation est notamment admise en cas de conduite sous l'emprise de l'alcool<\/p>\n<p>a. En cas d'incapacit\u00e9 de conduite dite absolue - c'est-\u00e0-dire en cas de taux d'alcool\u00e9mie sup\u00e9rieur \u00e0 1,1 pour mille - il faut r\u00e9guli\u00e8rement admettre qu'un accident de la circulation a \u00e9t\u00e9 provoqu\u00e9 par une n\u00e9gligence grave, ce qui autorise l'assureur \u00e0 r\u00e9duire les prestations d'assurance \u00e0 z\u00e9ro (BGH, VersR 2011, 1037 ; BGH, VersR 2001, 454 ; BGH, VersR 1991, 136 ; BGH, VersR 1986, 141 ; BGH, VersR 1972, 292). La causalit\u00e9 de l'incapacit\u00e9 de conduire due \u00e0 l'alcool dans l'accident de la circulation d\u00e9coule d\u00e9j\u00e0 d'une preuve prima facie (cf. seulement OLG D\u00fcsseldorf, RuS 2008, 9).<\/p>\n<p>b. En pr\u00e9sence d'une incapacit\u00e9 relative de conduire - c'est-\u00e0-dire d'un taux d'alcool\u00e9mie inf\u00e9rieur \u00e0 1,1 pour mille - la r\u00e9duction de la prestation n\u00e9cessite d'autres circonstances qui prouvent que l'accident est d\u00fb \u00e0 l'alcool (cf. BGH, VersR 2002, 1413). Celles-ci peuvent notamment r\u00e9sulter du fait que le preneur d'assurance est sorti de la route sans raison ext\u00e9rieure apparente et en particulier sans intervention d'un tiers (voir \u00e0 ce sujet dans son ensemble : R\u00f6mer\/ Langheid, VVG, 3\u00e8me \u00e9dition, \u00a7 81 Rn 50 avec d'autres r\u00e9f\u00e9rences).<\/p>\n<p>Dans la mesure o\u00f9, selon ce crit\u00e8re, il y a une incapacit\u00e9 de conduire due \u00e0 l'alcool, on peut \u00e0 nouveau recourir \u00e0 une preuve prima facie pour d\u00e9terminer la cause de l'accident (comme le fait \u00e9galement OLG Karlsruhe, VersR 1991, 181). Ceci est convaincant car la diff\u00e9rence entre l'incapacit\u00e9 de conduire absolue et relative n'est qu'une r\u00e8gle du droit de la preuve, l'incapacit\u00e9 de conduire relative n'est pas une forme inf\u00e9rieure d'incapacit\u00e9 de conduire (Burmann\/ He\u00df\/ Jahnke\/ Janker, Stra\u00dfenverkehrsrecht, 22\u00e8me \u00e9dition, \u00a7 81 VVG Rn 16). Au contraire, l'incapacit\u00e9 relative et l'incapacit\u00e9 absolue de conduire se distinguent uniquement par les conditions qui permettent de les constater : Alors que l'incapacit\u00e9 absolue de conduire exige \u00e0 elle seule une certaine concentration d'alcool dans le sang, l'hypoth\u00e8se d'une incapacit\u00e9 relative de conduire n\u00e9cessite une certaine concentration d'alcool dans le sang ainsi que des circonstances suppl\u00e9mentaires qui indiquent une incapacit\u00e9 de conduire due \u00e0 l'alcool.<\/p>\n<p>Dans la mesure o\u00f9 l'une de ces voies conduit \u00e0 la constatation d'une incapacit\u00e9 de conduire due \u00e0 l'alcool, cela ne peut faire aucune diff\u00e9rence quant aux cons\u00e9quences qui en d\u00e9coulent pour l'obligation de prestation de l'assureur. Cela vaut aussi bien pour la preuve prima facie de la causalit\u00e9 de l'alcoolisation dans l'accident que pour l'\u00e9tendue de la r\u00e9duction \u00e0 laquelle l'assureur est en droit de proc\u00e9der (cf. sur ce dernier point : KG, DAR 2011, 23 ; OLG Hamm, NZV 2011, 293).<\/p>\n<p>2) Selon ce crit\u00e8re, la chambre est convaincue que le requ\u00e9rant a caus\u00e9 l'accident de la circulation du 2.12.2012 par une n\u00e9gligence grave, car il \u00e9tait inapte \u00e0 la conduite en raison de l'alcool au moment de l'accident. La chambre part de ce principe sur la base des explications convaincantes de l'expert ..., auxquelles elle se rallie enti\u00e8rement.<\/p>\n<p>a. La chambre d\u00e9duit tout d'abord des explications de l'expert que le requ\u00e9rant n'a manifestement pas d\u00e9clar\u00e9 de mani\u00e8re v\u00e9ridique l'ampleur de l'alcool consomm\u00e9 lors de son audition personnelle. Selon les indications de l'expert, la consommation de la bi\u00e8re all\u00e9gu\u00e9e par le requ\u00e9rant - deux \u00e0 trois bi\u00e8res de 0,3 litre - n'aurait justifi\u00e9 qu'un taux d'alcool\u00e9mie de 0,54 pour mille, qui aurait d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 totalement \u00e9limin\u00e9 au moment de la prise de sang. Or, ce n'\u00e9tait justement pas le cas. Au contraire, plus de trois heures apr\u00e8s l'accident, on a encore mesur\u00e9 une concentration d'alcool dans le sang de 0,76 pour mille.<\/p>\n<p>b. Sur la base des informations fournies par l'expert, la chambre estime que le requ\u00e9rant avait un taux d'alcool\u00e9mie de 1,27 pour mille au moment de l'accident. L'expert est parvenu \u00e0 cette conclusion en se basant sur la d\u00e9gradation r\u00e9aliste ou physiologique de l'alcool. Celle-ci repose sur l'hypoth\u00e8se d'une \u00e9limination de l'alcool de 0,15 pour mille par heure et ne tient pas compte du temps de r\u00e9sorption. Le fait que le plaignant ait d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 perfus\u00e9 entre l'accident et la prise de sang n'a aucune incidence sur la mesure du taux d'alcool\u00e9mie.<\/p>\n<p>Avec l'expert, la chambre part du principe que la prise en compte d'un temps d'absorption ne s'explique pas de mani\u00e8re r\u00e9aliste et physiologique. L'expert a indiqu\u00e9 de mani\u00e8re convaincante \u00e0 ce sujet que le fait de ne boire que de petites quantit\u00e9s d'alcool \u00e0 partir d'un certain moment ne pouvait manifestement pas avoir d'effet sur le taux d'alcool\u00e9mie.<\/p>\n<p>A cela s'ajoute le fait qu'un temps d'absorption ne peut de toute fa\u00e7on \u00eatre pris en compte que pour une p\u00e9riode de deux heures \u00e0 partir de la fin de la consommation d'alcool. Or, celle-ci n'est justement pas connue en l'esp\u00e8ce. Le requ\u00e9rant n'ayant manifestement pas indiqu\u00e9 la quantit\u00e9 d'alcool consomm\u00e9e conform\u00e9ment \u00e0 la v\u00e9rit\u00e9, la chambre ne peut accorder aucun cr\u00e9dit \u00e0 son affirmation selon laquelle il aurait bu de la bi\u00e8re jusqu'au moment de prendre le chemin du retour.<\/p>\n<p>c. M\u00eame l'application de la d\u00e9termination de son taux d'alcool\u00e9mie, favorable au requ\u00e9rant, n'aboutit pas \u00e0 un autre r\u00e9sultat en l'esp\u00e8ce.<\/p>\n<p>aa. Si l'on part du principe que le demandeur n'\u00e9limine que 0,10 pour mille d'alcool par heure et que le temps d'absorption est de deux heures, il n'aurait certes eu qu'un taux d'alcool\u00e9mie de 0,90 pour mille au moment de l'accident, ce qui correspond \u00e0 une incapacit\u00e9 relative de conduire. Toutefois, comme nous l'avons expliqu\u00e9, ce taux, associ\u00e9 \u00e0 d'autres circonstances, peut permettre de consid\u00e9rer que l'accident est d\u00fb \u00e0 l'absorption d'alcool par le preneur d'assurance. L'existence de ces autres circonstances doit \u00eatre soumise \u00e0 des exigences d'autant plus faibles que le taux d'alcool\u00e9mie se rapproche de l'incapacit\u00e9 absolue de conduire (cf. BGH, NJW 1982, 2612 ; OLG Saarbr\u00fccken, NJW-RR 2004, 1404). Avec un taux d'alcool\u00e9mie minimum de 0,90 pour mille, les exigences en mati\u00e8re de comportement au volant sont donc relativement faibles.<\/p>\n<p>bb. En l'esp\u00e8ce, le comportement du requ\u00e9rant au volant \u00e9tait en tout cas remarquable dans la mesure o\u00f9 il a quitt\u00e9 la route sur une chauss\u00e9e rectiligne sans cause li\u00e9e au trafic. La chambre ne n\u00e9glige pas le fait qu'une sortie de route peut g\u00e9n\u00e9ralement s'expliquer par le fait qu'un automobiliste est fatigu\u00e9 et s'endort en conduisant. Toutefois, cela ne peut pas expliquer enti\u00e8rement le comportement du requ\u00e9rant au volant.<\/p>\n<p>Lors de son audition personnelle, le requ\u00e9rant a indiqu\u00e9 qu'il se sentait bien - et donc en tout cas subjectivement repos\u00e9 - au moment de prendre la route. Cela se comprend \u00e9galement au vu de l'indication compl\u00e9mentaire qu'il a donn\u00e9e, \u00e0 savoir qu'il avait dormi de 1 \u00e0 3 heures du matin lors de la f\u00eate \u00e0 laquelle il s'\u00e9tait rendu. Toutefois, il convient \u00e9galement de tenir compte du fait que le requ\u00e9rant a lui-m\u00eame soulign\u00e9 qu'il \u00e9tait habitu\u00e9 \u00e0 des heures de sommeil inhabituelles en raison de son travail en \u00e9quipe. Il ne pouvait que supposer qu'il s'\u00e9tait effectivement endormi et que c'\u00e9tait pour cette raison qu'il \u00e9tait sorti de la route. De m\u00eame, imm\u00e9diatement apr\u00e8s l'accident, il n'a fait qu'\u00e9mettre une hypoth\u00e8se en ce sens aupr\u00e8s du t\u00e9moin<\/p>\n<p>De plus, dans le cadre de l'inaptitude relative \u00e0 la conduite, il suffit qu'une erreur de conduite soit typiquement due \u00e0 la consommation d'alcool. Il n'est donc pas n\u00e9cessaire que l'erreur de conduite s'explique exclusivement par l'alcoolisation du conducteur. Une telle constatation ne serait d'ailleurs pas possible.<\/p>\n<p>3. \u00e9tant donn\u00e9 que l'accident de la circulation du 2 d\u00e9cembre 2012 \u00e9tait d\u00fb \u00e0 l'alcoolisation du demandeur et que celui-ci l'a donc provoqu\u00e9 par une n\u00e9gligence grave, la d\u00e9fenderesse \u00e9tait en droit de r\u00e9duire ses prestations \u00e0 z\u00e9ro, \u00a7 81, al. 2 WG. Cela vaut - comme expos\u00e9 - ind\u00e9pendamment du fait que le caract\u00e8re alcoolique de l'accident soit suppos\u00e9 sur la base d'une incapacit\u00e9 de conduire absolue \u00e0 supposer au moyen de la m\u00e9thode de calcul r\u00e9aliste ou sur la base de la combinaison de l'incapacit\u00e9 de conduire relative - qui est donn\u00e9e selon la m\u00e9thode de calcul la plus favorable au demandeur - et du comportement au volant remarquable du demandeur.<\/p>\n<p>Ce n'est donc qu'\u00e0 titre compl\u00e9mentaire que le fait que le plaignant n'a pas d'explication raisonnable pour l'accident de la circulation - \u00e0 l'exception de la possibilit\u00e9 de s'\u00eatre endormi, qui n'est express\u00e9ment exprim\u00e9e qu'\u00e0 titre de supposition - est important. Il n'a pas maintenu lors de son audition l'affirmation qu'il avait faite dans un premier temps par \u00e9crit - mais qui \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 incompr\u00e9hensible au vu du rapport d'expertise demand\u00e9 avant l'accident (cf. p. 5 et suivantes de l'A.) - selon laquelle il aurait entendu un bruit de d\u00e9tonation peu avant l'accident.<\/p>\n<p>4) La d\u00e9cision sur les d\u00e9pens est rendue conform\u00e9ment \u00e0 l'article 91, paragraphe 1, du ZPO. La d\u00e9cision relative \u00e0 la force ex\u00e9cutoire provisoire d\u00e9coule de l'article 709 du ZPO.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Des personnes ivres restent sur le carreau : Kaiserslautern. Une conduite en \u00e9tat d'ivresse peut co\u00fbter \u00e0 un automobiliste la couverture de son assurance casco compl\u00e8te. C'est ce qu'a d\u00e9cid\u00e9 le tribunal de grande instance de Kaiserslautern (r\u00e9f. : 3 O 323\/13). Selon le tribunal, l'assurance est en droit de refuser \u00e0 l'automobiliste non seulement une partie, mais aussi la totalit\u00e9 du r\u00e8glement des dommages si celui-ci \u00e9tait dans l'incapacit\u00e9 absolue de conduire. Le ... <\/p>","protected":false},"author":3,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","template":"","meta":{"_et_pb_use_builder":"","_et_pb_old_content":"","_et_gb_content_width":"","_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"_joinchat":[],"footnotes":""},"project_category":[218],"project_tag":[47,48,44,46],"class_list":["post-3830","project","type-project","status-publish","hentry","project_category-recht-urteile","project_tag-opfer","project_tag-schaden","project_tag-urteil","project_tag-volltrunken","latest_post"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/kukuk.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/project\/3830","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/kukuk.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/project"}],"about":[{"href":"https:\/\/kukuk.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/project"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/kukuk.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/kukuk.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3830"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/kukuk.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/project\/3830\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/kukuk.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3830"}],"wp:term":[{"taxonomy":"project_category","embeddable":true,"href":"https:\/\/kukuk.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/project_category?post=3830"},{"taxonomy":"project_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/kukuk.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/project_tag?post=3830"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}